Ce blog a pour but d'informer et de favoriser l'échange entre les parents dont les enfants sont scolarisés à l'école Guillevic de Rennes mais aussi avec ceux des autres APE
Rennes : les parents d’élève d’Eugène Guillevic craignent la fermeture d’une classe
Ce matin, les parents d’élèves Eugène Guillevic, dans le sud de Rennes, ont fait une action à l’entrée du groupe scolaire pour dénoncer une éventuelle fermeture de classe à l’école maternelle. Des craintes formulées avant la réunion de la commission paritaire, jeudi prochain, à l’Inspection d’Académie. « Si une classe est fermée, il y aura plus d’élèves dans les classes et les enseignants auront donc moins de temps à consacrer à chaque enfant » constatent les parents d’élèves. La mobilisation des parents d’élèves est en place. Samedi, au marché de la place de Zagreb, 350 signatures ont été recueillies. Demain matin, les parents sont à nouveau invités à alimenter la campagne de signatures. Des banderoles ont été déployées aux entrées du groupe scolaire.
A la rentrée de septembre 2009, le nombre d’élèves restera
le même
mais l’école maternelle Guillevic perdra une classe
Si une classe est fermée, il y aura + d’élèves dans les classes et les enseignants auront donc moins de
temps à consacrer à chaque enfant. L’Association de parents d’élèves se
mobilise pour empêcher cette fermeture de classe. Nous avons le soutien des
Associations de quartier; et le Maire de Rennes a également fait part de son
opposition à la fermeture d’une classe.
A la rentrée de septembre 2009, l'Inspecteur d'Académie, a prévu de ne pas ouvrir une 13ème classe à l'école primaire malgré une prévision d'effectif
de 302 élèves.
L'Association
des Parents d'Elèves refuse les décisions prévues par l'Inspecteur d'Académie
Depuis maintenant quelques
années, est apparu en France un discours très inquiétant sur l’enfant, son comportement et son
évolution. Ce discours qui fait l’amalgame entre une idéologie sécuritaire, la
science et ce qui relève de la justice alimente l’idée ou plutôt le fantasme
qu’un être en devenir aurait en lui des déterminants psychologiques,
sociologiques, voir même génétiques qui le conduiraient inexorablement vers la
délinquance. En 2005, un rapport de l’Inserm avait ainsi donné une allure
scientifique à cette idée d’une prédiction possible de l’évolution d’un enfant
vers la délinquance à partir de son comportement à la crèche ou à la
maternelle. Ce rapport faisait suite à celui du député Jacques-Alain Benisti (octobre
2004) qui suggérait de mettre en œuvre une « politique de
prévention » consistant à stigmatiser et contrôler une partie de la
population considérée comme « à risque ». Depuis, ces deux rapports
ont été critiqués par de nombreux hommes politiques ainsi que de nombreux
chercheurs et professionnels concernés. Pourtant aujourd’hui, à l’occasion de
la publication des propositions de la commission Varinard pour réformer la
justice des mineurs, des voix s’élèvent à nouveau pour défendre l’idée d'une
détection des troubles du comportement chez l'enfant dès le plus jeune âge.
Demain, le fichier « Base
élève » (contre lequel nous nous sommes mobilisés) peut très facilement
devenir l’outil de contrôle de cette population (nous, vous) à surveiller. Des
questionnaires, s’inspirant du rapport de l’Inserm sur les troubles des
conduites, ont déjà été distribués à des enfants dans certaines écoles alors
même que ce travail avait été vivement critiqué.
C’est pourquoi l’association de
parents d’élèves de l’école Guillevic s’associe au communiqué du collectif
"pas de 0 de conduite"qui
appelle les parents, les professionnels et les citoyens à refuser la mise en
pratiques de dépistages sur les enfants et à s’opposer collectivement à toute
nouvelle tentative de criminaliser de façon prédictive le destin des enfants.
Une première en Isère : des enfants raflés à l'école
Bonsoir,
Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à
Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux
scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est
venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un
rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait
que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les
joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui,
rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre
que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de
rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants
de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour
l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade
comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en
connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin.
Leurs chaises d'école resteront vides.
C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les
écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à
l'école.
Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus
largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Merci,
Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38
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